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Des milliers de personnes participent à la marche «Walk With Israel» à Toronto

durée 15h12
7 juin 2026
La Presse Canadienne, 2026
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2 minutes

Par La Presse Canadienne, 2026

TORONTO — Une forte présence policière a été déployée pour prévenir tout affrontement lors de la marche annuelle «Walk With Israel», qui s'est tenue dimanche à Toronto.

Les organisateurs ont déclaré que la participation de cette année était la plus importante de l'histoire de l'événement, estimant à plus de 60 000 le nombre de personnes ayant participé à la marche, qui en est désormais à sa 57e mouture.

Sara Lefton, directrice du développement à la Fédération UJA, a affirmé que l'ampleur de la foule reflétait à la fois la solidarité avec Israël et l'inquiétude concernant la montée de l'antisémitisme au Canada.

«Pour la communauté juive, nous avons constaté ces dernières années plus de haine que jamais auparavant à l'encontre de notre communauté, a indiqué Mme Lefton. Et ce n'est pas seulement un problème juif, c'est un problème qui concerne tous les Canadiens.»

Elle a ajouté que les organisateurs considéraient cet événement comme un message soutenant que «la haine n’a pas sa place dans notre pays» et a décrit la marche comme «un moment d’unité et de solidarité pour la communauté juive et le peuple d’Israël».

Parmi les participants figurait Mona Arablengh, une Iranienne qui a rejeté l’idée selon laquelle soutenir Israël constituerait une trahison envers les Iraniens.

Mme Arablengh a expliqué que cette alliance était perçue négativement par le gouvernement de la République islamique d’Iran, mais pas par de nombreux Iraniens eux-mêmes.

«Pour mon peuple, non, ce n’est pas une trahison», a dit Mme Arablengh. Elle a souligné ce qu’elle a décrit comme une longue histoire entre les deux peuples et a qualifié Israël de «pays démocratique» dont elle soutient les valeurs. «Nous sommes vraiment fiers d’être amis avec Israël», a-t-elle fait valoir.

Toutefois, la marche n’a pas été sans opposition. Il y avait également des contre-manifestants.

À un certain moment, lors de la marche, les participants et les contre-manifestants se sont lancé des insultes, séparés par des dizaines de policiers et des barricades.

Mme Lefton a rejeté les accusations selon lesquelles l’événement serait source de division, affirmant qu’il visait à célébrer des «valeurs communes», notamment la liberté et la démocratie.

La police a confirmé que cinq personnes avaient été arrêtées, dont trois hommes et deux femmes.

Cet événement survient dans un contexte de tensions persistantes au Moyen-Orient et de manifestations répétées au Canada contre la guerre à Gaza.

Sandra Ezekwesili, La Presse Canadienne

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