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La santé de la lauréate du prix Nobel Narges Mohammadi «gravement menacée»

durée 19h31
2 mai 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Temps de lecture   :  

2 minutes

Par La Presse Canadienne, 2026

La santé de l'avocate iranienne des droits de la personne emprisonnée, Narges Mohammadi, était «gravement menacée», ont déclaré samedi sa fondation et sa famille.

Ils ont ajouté que le ministère iranien du Renseignement s'opposait à son transfert à Téhéran, la capitale iranienne, pour qu'elle puisse être soignée par ses propres médecins.

Mme Mohammadi, lauréate du prix Nobel de la paix, 54 ans, a été transférée d'urgence vendredi dans un hôpital de Zanjan, dans le nord-ouest de l'Iran, après avoir subi une crise cardiaque et s'être évanouie. Sa famille a rapporté que son état de santé s'était détérioré, en partie à cause des coups qu'elle a reçus lors de son arrestation en décembre.

Les équipes médicales de Zanjan ont demandé à consulter son dossier avant de procéder à tout traitement, tout en recommandant son transfert à Téhéran, a indiqué sa fondation.

Toutefois, son mari, Taghi Rahmani, qui réside à Paris, a déclaré que le ministère du Renseignement s'opposait à ce transfert destiné à une angiographie, c'est-à-dire une imagerie des vaisseaux sanguins. Il s'est exprimé dans un message vocal transmis à l'Associated Press par la fondation.

Dans un communiqué, le Comité Nobel norvégien a exhorté les autorités iraniennes à transférer immédiatement Mme Mohammadi auprès de son équipe médicale, affirmant que sa vie était entre leurs mains.

«Elle a la force mentale nécessaire pour supporter l’emprisonnement, mais son corps n’est pas prêt. Le ministère du Renseignement s’en moquerait même si elle venait à mourir», a déclaré son mari à Sky News.

Il a ajouté que leurs enfants n’avaient pas vu Mme Mohammadi depuis plus de dix ans, soit depuis 2015.

Avant son arrestation le 12 décembre, Mme Mohammadi purgeait déjà une peine de 13 ans et neuf mois pour collusion contre la sécurité de l’État et propagande contre le gouvernement iranien, mais elle avait été mise en liberté conditionnelle depuis fin 2024 pour raisons médicales.

Son équipe juridique suit l'affaire auprès du bureau du procureur général, a indiqué la fondation.

Aamer Madhani, Sarah El Deeb et Adam Schreck, La Presse Canadienne

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