Le NPD précise que la majorité est de 50%+1 dans un référendum au Québec

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Par La Presse Canadienne, 2026
OTTAWA — Le Nouveau Parti démocratique (NPD) a corrigé le tir, jeudi, sur les propos tenus la veille par son chef, Avi Lewis, et précisé que la formation politique considère toujours que le seuil de la majorité lors d'un référendum sur la souveraineté du Québec se situe à 50 % plus un.
«M. Lewis a clairement indiqué que le NPD continue d’appuyer sans équivoque la Déclaration de Sherbrooke et que la règle des 50 % + 1 s’applique absolument au Québec», a déclaré la directrice des communications du NPD, Donya Ziaee, dans un courriel à La Presse Canadienne rédigé en anglais.
En fait, mercredi, M. Lewis s'était fait demander s'il considère que, dans le cas d'un référendum sur l'indépendance, il considère que le seuil de la victoire est de 50 % plus un.
Il avait répondu qu'il ne croit pas qu'il y aura un référendum sur l'indépendance et, qu'en conséquence, la marge nécessaire pour gagner «ça n'importe pas».
Il a répété les mots «ça n'importe pas» lorsqu'il a été appelé immédiatement après à préciser ce qu'il venait de dire.
Or, le chef néo-démocrate a en fait «interprété» que la question faisait exclusivement référence au référendum qui aura lieu cet automne en Alberta, a expliqué son entourage dans une conversation téléphonique.
On fait remarquer que M. Lewis a évoqué dans une réponse ultérieure la Déclaration de Sherbrooke dans laquelle le NPD déclare notamment qu'il respecterait une décision à 50 % plus un en ce qui a trait au statut politique du Québec.
La controverse entourant le seuil nécessaire pour qu'Ottawa reconnaisse une victoire dans un référendum sur la souveraineté a éclaté mardi, lorsque le premier ministre Mark Carney a affirmé qu’en vertu de la loi sur la clarté référendaire, une majorité claire, «ce n’est pas 50 % plus un».
Cela lui a presque aussitôt valu une motion unanime des élus de l'Assemblée nationale du Québec, et c'est dans ce contexte que les principaux chefs de partis d'opposition fédéraux ont été appelés à se prononcer sur ce qui constitue une majorité.
La loi sur la clarté référendaire est revenue à l'ordre du jour avec l'annonce d'une question référendaire qui évoquera la séparation de l'Alberta.
La loi, qui a été adoptée en 2000 par le gouvernement de Jean Chrétien en réponse à l'avis de la Cour suprême sur le Renvoi relatif à la sécession du Québec, prévoit que les élus fédéraux déterminent si la formulation de la question et la majorité sont claires.
La Presse Canadienne