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Projet de loi sur la laïcité: Québec met un terme aux prières de rue

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2 avril 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Temps de lecture   :  

2 minutes

Par La Presse Canadienne, 2026

QUÉBEC — Fini les prières de rue au Québec: le super-ministre caquiste de l’identité, Jean-François Roberge, vient de faire adopter son projet de loi pour renforcer la laïcité.

La pièce législative a reçu l’appui du Parti québécois (PQ). Les libéraux et les solidaires s’y sont opposés.

Le ministre Roberge a déjà dit que les prières de rue pouvaient être des «gestes de provocations».

Les municipalités pourront les autoriser, mais selon certains critères.

La nouvelle loi va aussi bannir le port de signes religieux pour les éducatrices en garderie. Le gouvernement étend aussi cette interdiction aux professeurs et aux membres du personnel des écoles privées. Il y aura toutefois une clause de droit acquis pour les employés embauchés avant le 27 novembre 2025.

Le voile intégral sera proscrit dans les garderies, dans les cégeps et dans les universités autant pour les personnes qui reçoivent les services que celles qui les donnent.

Contenus religieux

Le gouvernement Legault sonne aussi la fin de la récréation pour les écoles privées religieuses subventionnées.

Ces dernières auront trois ans pour mettre fin à la sélection de leurs élèves et de leurs professeurs en fonction de leur confession ainsi qu’à l’enseignement de contenus religieux durant les heures de cours. Sans quoi, elles perdront accès aux deniers publics.

Il pourra encore y avoir des activités religieuses dans ces écoles, mais hors des heures de cours. Elles devront également être facultatives et ne pas être financées par l’État.

Le ministre met aussi un terme aux locaux de prière dans les cégeps et les universités.

Le gouvernement Legault renforce ainsi sa loi 21 sur la laïcité qui interdit le port de signes religieux pour les employés de l’État en situation d’autorité, notamment les juges, les policiers et les enseignants.

Encore une fois, Québec met sa loi à l’abri des contestations judiciaires avec la disposition de dérogation.

«Les parents sont inquiets»

Le PQ s’est attribué une partie du mérite dans l’adoption de cette pièce législative.

«Reconnaissons que plusieurs idées dans ce projet de loi qui deviendra loi, viennent du Parti québécois. On a affaire à un gouvernement qui, souvent lorsqu’on lance une idée, réagit en disant que ça n'a pas de bon sens. Puis, finalement, reprend essentiellement les lignes qu'on avait au départ. Donc, on pense que c'est effectivement ce qui doit être fait», a soutenu le péquiste Alex Boissonneault.

Pour sa part, Québec solidaire (QS) fustige l’interdiction des signes religieux pour les éducatrices en garderie.

«Contrairement à ce que le ministre dit, il va y avoir des éducatrices en CPE qui vont perdre leur emploi si elles ont été embauchées après le 27 novembre ou si elles changent d'établissement. C'est grave! Alors qu'aujourd'hui, on a une crise dans nos services publics, les parents sont inquiets, les femmes veulent travailler et avoir quelqu'un qui s'occupe de leurs enfants dans les CPE», a affirmé la porte-parole solidaire Ruba Ghazal.

Thomas Laberge, La Presse Canadienne

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