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Troisième lien: Fréchette émet des doutes sur le tracé choisi par son gouvernement

durée 15h38
6 février 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Par La Presse Canadienne, 2026

QUÉBEC — Tout en maintenant le suspense, la candidate à la succession de François Legault, Christine Fréchette, s’avance un peu plus sur le troisième lien. Elle émet des réserves sur le tracé central choisi par son gouvernement et en profite pour répliquer à son rival dans la course, Bernard Drainville.

«La rigueur budgétaire, c’est au cœur de l’ADN de la Coalition avenir Québec (CAQ)», a-t-elle dit à l'émission «Mordus de politique» sur les ondes de RDI vendredi, rappelant que le projet actuel pourrait coûter jusqu’à 11 milliards $.

«Je pense que ça mérite quelques jours d'analyse, de discussion, avant de statuer sur la meilleure des solutions possibles», a ajouté Mme Fréchette.

Plus tôt cette semaine, Bernard Drainville a accusé Christine Fréchette de nuire à la crédibilité du gouvernement en maintenant le flou sur le projet de lien interrives. «Être à la CAQ, c’est être pour le troisième lien», avait-il lancé.

Christine Fréchette affirme analyser plusieurs options, ajoutant être «consciente qu'il y a des enjeux de circulation dans la région de Québec et de Chaudière-Appalaches». La candidate à la chefferie dit toutefois constater «qu'il y a beaucoup de critiques autour du corridor central qui a été retenu».

Par le passé, la CAQ a proposé un troisième lien plus à l’est. L’an dernier, la ministre des Transports d’alors, Geneviève Guilbault, a dévoilé un nouveau corridor situé cette fois plus à l’ouest, et donc plus près des deux ponts actuels.

Le premier ministre François Legault a tranché cette semaine en affirmant: «On est tous pour le troisième lien, incluant les deux candidats.»

Questionnée lors de l’entrevue à Radio-Canada si elle était effectivement pour le lien interrives, Christine Fréchette a répondu: «Je suis pour un nouveau lien, donc je suis pour qu'on développe une nouvelle solution pour faire en sorte d'atténuer les enjeux de circulation. Est-ce que c'est le lien qui a été retenu qui est la solution? Pour l'instant, c'est un corridor qui ne rassemble pas l'appui de part et d'autre du fleuve. Alors, il faut voir, est-ce qu'il y a des alternatives moins coûteuses? Est-ce que l'on peut aller chercher l'argent du fédéral aussi?»

Mme Fréchette continue sa réflexion sur le sujet. Elle devrait faire connaître sa position «d’ici deux semaines».

Thomas Laberge, La Presse Canadienne

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